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Pas de discours. Pas de cours magistral. Une bouteille d’eau remplie de mégots, une fausse plage polluée, des affiches partout dans l’école — et un quizz qui met les élèves à l’épreuve. La campagne de sensibilisation montée par les élèves de 2e année CFC employé·e·s de commerce a frappé fort, et le jury l’a récompensée d’une première place au concours eCO2profil.

10

groupes mobilisés

8

thématiques traitées

45

questions dans le quizz

4

semaines de projet

Le déclic

Un semestre à étudier les grandes problématiques environnementales, notamment au travers d’eCO2profil, et un constat qui s’impose : dans les couloirs de l’école, les lumières restent allumées, le tri est approximatif, le gaspillage persiste.

La théorie ne suffit pas. Alors comment provoquer un changement réel, ici et maintenant, sans passer par la leçon de morale ?

« Rendre la pollution visible, concrète, presque dérangeante. »

Des dispositifs qui ne laissent pas indifférent

Plutôt qu’une vidéo ou un exposé, les élèves ont misé sur l’immersion sensorielle. Trois dispositifs ont particulièrement marqué les visiteurs :

1

La bouteille polluée. Une bouteille d’eau ordinaire, remplie de mégots, chewing-gums et mouchoirs usagés. Odeur, visuel, choc immédiat — le message passe sans un mot.

2

La fausse plage polluée. Une mise en scène miniature qui matérialise l’impact du tourisme et des déchets sur les écosystèmes côtiers.

3

Les affiches thématiques. Réparties dans l’ensemble de l’école, elles forment un parcours visuel cohérent autour des huit thématiques du projet.

Huit thèmes et un seul message

Chaque groupe a traité un sujet précis, mais tous convergent vers la même idée : les gestes du quotidien ont un impact réel.

Transport

Vacances

Eau

Numérique

Plastique

Alimentation

Mobilité

Déchets

Le quizz : transformer l’info en expérience

La campagne ne s’arrêtait pas aux murs. Les élèves de 1re année ont été invités à parcourir l’école sans téléphone, en s’appuyant uniquement sur les informations affichées pour répondre à 45 questions. À la clé : une dégustation opposant produits locaux et produits industriels — une façon de rendre la différence palpable, pas seulement visible.

Pourquoi ça a fonctionné ?

Ce ne sont pas les affiches qui ont le plus marqué — c’est la mise en scène. La bouteille polluée a créé un choc sensoriel immédiat : odeur, visuel, compréhension instantanée. Aucune explication nécessaire. Preuve que, sur ces sujets, la forme compte autant que le fond.