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Trois élèves du CECG Mme de Staël à Carouge – Margot Pereira, Isis Tramparulo et Elisa Heer – ont décroché la 2ème place du concours eCO2profil grâce à un projet aussi simple qu’impactant : une friperie éphémère solidaire pour lutter contre la fast fashion.

Un projet concret, ancré dans la réalité des jeunes, qui démontre qu’agir pour le climat ne nécessite pas toujours des moyens complexes, mais surtout de la détermination.

 

Un projet né d’un constat clair

Face à la surconsommation textile et à l’omniprésence de la fast fashion chez les jeunes, les élèves ont voulu proposer une alternative accessible et engageante.

“Nous achetons beaucoup de vêtements que nous ne portons finalement pas.”

Leur objectif était double :

  • réduire le gaspillage textile
  • créer un espace de partage et de solidarité

 

Le concept : une friperie accessible à tous

Le 16 mai, à la Maison de quartier de la Jonction, les élèves ont transformé leur idée en action concrète : une friperie éphémère, ouverte à toutes et tous.

Des vêtements de seconde main proposés à petits prix (1 à 5 CHF), avec une alternative simple mais efficace : le troc. Ici, on ne vient pas seulement acheter, on échange, on partage, on prolonge la vie des vêtements.

 

Chiffres clés

14

sacs de vêtements collectés

8

sacs donnés à Caritas

75

CHF reversés

3

mois de projet

Une logique qui va jusqu’au bout

Le projet ne s’arrête pas à la vente. Il s’inscrit dans une vraie boucle vertueuse : collecte auprès de proches, tri, mise en circulation, puis redistribution des invendus et des bénéfices. Chaque vêtement trouve une utilité. Rien ne reste inutilement stocké ou jeté.

Au-delà de l’événement, les élèves ont aussi pris le temps de comprendre. Recherche sur l’impact du textile, analyse de la fast fashion, sondage auprès de leurs camarades. Le constat est clair : on achète beaucoup. On porte peu. Et la seconde main reste encore marginale.

Ce qu’elles ont appris sur le terrain

Rien n’a été totalement simple. Refus initial d’occuper l’espace public, recherche de lieu, imprévus logistiques le jour J… dont l’absence de cintres.

Mais c’est précisément là que le projet prend de la valeur au travers d’adaptations rapides, de solutions locales et d’entraide. Du concret et de l’agilité.

Derrière cette initiative, un vrai réseau, enseignants, familles, maison de quartier et Caritas, a su être mobilisé. Sans cette dynamique collective, rien n’aurait abouti.

Pourquoi ça compte

Ce projet montre une chose simple : rendre l’écologie accessible fonctionne. Il n’y a pas tout le temps besoin de technologie complexe ou de gros budgets.

Une idée claire, une action locale et l’impact immédiat.